PRESSE

« Allez savoir, peut-être est-ce le froid de la météo ou le front bas du moral, il n’empêche que dans son volontarisme de gueule, son tempérament de cocagne et sa manière d’assumer l’embonpoint, cette adresse-là tombe à pic pour rappeler qu’un bistrot n’est parfois qu’une simple mécanique de la faim ordinaire, une machine à vous faire la peau du ventre bien tendue, un refuge pansu, fatalement empoté à trop s’emporter. Vous cherchiez la gastronomie à moteur hybride, vous voilà dans la berline diesel où l’assiette ne se mord pas les joues, en rajoute, triple les brochettes de saint-jacques et flanque au carpaccio de thon fumé une rillette de sardine. À son contact, on oserait presque le plaidoyer pour un genre en péril (à l’usage, on comprend pourquoi) mais qui en vaut parfois bien un autre : la table calorique, ventrue, bien en chair, d’une rabelaisie transgressive, une main sur le cœur et l’autre sur l’estomac. Vous ne vous sentez pas bien ? Bah, une partie de la carte propose quelques plats en demi-portions. Encore une fois, une attention comme un aveu.

GENRE. Déjà adoubé par les ronds de serviette autochtones avec son bistrot de la rue Cardinet, Leclou « bis-répétite » en lieu et place de l’Aristide. Cuisine forte en gueule pour un public qui ne l’est pas moins.
AVEC. Un anti-régime.
PRIX. Franchement pas affolants : env. 25-35 €. Cochonnailles du Sud-Ouest : gauloiseries de bon acabit. Brochette de canard aux pruneaux, jus au foie gras : bravement nanard. Riz au lait et raisins : gaillard.
BONNE TABLE. Pourquoi pas en solo, au comptoir ? Service désarmant de gentillesse. »

« La rue de Rome n’est pas la plus riante de Paris, surtout dans cette partie. Pourtant, comme le village d’Astérix, seul à résister à l’envahisseur, ce beau bistrot à la sympathique atmosphère, avec son long bar et sa cuisine ouverte, qui expose des toiles flashy, résiste fort bien à la morosité. Une carte courte de tradition revisitée, quelques suggestions et salades, plus des assiettes de tapas et une top formule midi et soir à 15 €.

Nous goûtons un taboulé aux herbes, poivrons et courgettes au basilic, sans chichis inutiles, mais frais comme la rosée et plaisant comme une bonne nouvelle. Il y a aussi cette belle assiette de charcuterie, avec terrine de foies de volaille, chorizo de cochon noir Bellota, saucisse d’Auvergne, coppa, jambons de Vendée et d’Espagne, produits fins et délicieusement parfumés. Le rumsteak, sauce au vin et pommes grenaille, aussi généreux en portions que savoureux, est un régal.

Une table de qualité qui ne se la joue pas, mais assure avec une vraie conscience. A noter, côté cave, les grands vins à moitié prix. »

Roland Zemour | 19 octobre 2010

Pour fréquenter cette partie de la rue de Rome, dans le 17e arrondissement, il faut un véritable alibi… Christian Leclou est aujourd’hui le plus solide qui soit !

Après avoir fait la joie de quelques belles tables parisiennes, comme Ledoyen ou l’Escargot Montorgueil, le chef ouvre Le Clou, rue Cardinet, en 1997. L’éponymie le poursuit avec bonheur jusqu’à ce nouveau Clou, de fourchette celui-là, sans oublier les apparitions gourmandes sur France 2 dans l’émission C’est au programme, animée par Sophie Davant. Rien d’étonnant : l’homme est jovial et généreux à l’instar de sa cuisine, gourmande, très inspirée, 100 % maison, qui va parfaitement au teint de ce bistrot chic qui fait actuellement bouger les Batignolles. Repaire de copines et de copains, haut en couleurs et en convivialité, le Clou de Fourchette est une adresse magique qui fait figure de référence.

Christian Leclou est un hôte formidable de gentillesse qui entretient avec les produits stars une étonnante complicité. Au terme d’un casting haut de gamme, il distribue les rôles, improvisant au quotidien de savantes associations avec une qualité constante : os à moelle-escargots petits gris ; chèvre frais- betteraves-vinaigrette de pommes verte ; la noix de Saint-Jacques de Saint Brieuc (elle arrive bientôt !)-risotto crémeux. Sans parler des terrines, du foie gras de canard, de l’épaule d’agneau, de la côte de bœuf… Tout est beau et bon ! En fin de repas, mention spéciale pour le gros baba et son vieux rhum… Et tout cela pour des prix qui ne se prennent jamais pour des divas ! Belle carte des vins, avec une quarantaine de références –une douzaine au verre–, du vin de pays aux crus classés.

 

Tous les chemins mènent au Clou de Fourchette
Jean-Paul VIART – publié le 11 septembre 2013

« Et si le salut venait du Poitou…ou des Poitevins. En tout, à voir le Clou de Fourchette un jeu de mots en l’honneur du jovial patron de cette affaire de la rue de Rome, on serait tenter de se poser la question. Christian Leclou, ex-patron du réputé Clou, rue Cardinet, semble remettre au goût du jour les principes de base du succès des bons bistrots.

Et ce alors même que son endroit évoque moins le bistrot franchouillard nappés-carreaux que ces grands drugstores New-yorkais des années soixante, à l’américaine avec comptoir et sièges à l’avenant.
Outres des assiettes apéritives tentantes, on peut se laisser aller à succomber à un filet de canette de Vendée aux mojettes (15€), la côte de bœuf à la fleur de sel, sauce barbecue « 500g » à 24€.

C’est son ancien maître d’hôtel, Pierre Joseph (ci-dessus), Picard d’origine qui a pris les fourneaux du clou de Fourchette, il y a mitonne notamment une épaule d’agneau du Poitou confite et ail en chemise (16€) sur le principe du gigot de sept heures. Ou encore un turbot de Noirmoutier -livré directement par les producteurs- cuisiné à l’huile d’olive (20€) , le risotto de cabillaud aux champignons du moment à 15€ ne laissera pas non plus indifférent les amateurs de chairs océaniques…
Bon derrière les bonnes assiettes, il y a aussi les bons vins. Et sur ce point-là, le Clou de Fourchette surprend. C’est même assez spectaculaire, moins par la carte, plutôt ramassée, que par les très gentils prix pratiqués qui nous change des bandits. A un premier prix un touraine sauvignon signé marionet à 14€ en blanc, répond un cahors 2004 Moulin de la Grézette est à 17€
Et surtout, ce qui fait l’attrait du Clou de Fourchette, ce sont les grands vins à petits prix. Un condrieu signé Pierre Gaillard ou cun côtes rôtie domaine augier à 49 € à la place de 98 ou un Hermitage 2007 de Marc Sorrel à 69, ou un gevrey-chambertin 1er cru 2004 Clos prieur à 78€. Un bon repaire pour les amateurs de grands crus. »

Voilà un restaurant qui plante fièrement le nom de son propriétaire ! Avec ses associés, Christian Leclou invite à un bon "coup de fourchette" rue de Rome. Il serait dommage de bouder ce précieux ustensile quand la façade annonce en toutes lettres : "Boire... et manger". On profite ici de plats fort joliment cuisinés et savoureux, accompagnés d'un bon choix de vins au verre (une quinzaine de références) : os à moelle, escargots et sauce à l'ail ; épaule d'agneau confite aux agrumes et navets au miel de romarin ; lièvre à la royale (entre autres gibiers à l'automne) ; baba au rhum ; etc. Autant de recettes qui invitent à la convivialité entre amis ou collègues : le Clou du spectacle !

Le mot de l'inspecteur - Guide Michelin 2017

Le Clou de Fourchette

TEL +33 1 48 88 09 97

Adresse : 121, rue de Rome - 75017 PARIS

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